Le NeuroCoaching est une nouvelle proposition issue de la convergence entre le coaching, la psychologie expérimentale, les sciences sociales et les neurosciences.

Les progrès des connaissances dans ces différents domaines nous montrent un bouquet de choses intéressantes, notamment :

  • Qu’il y a bien, comme l’avaient pressenti les épistémologues de la complexité (Morin) une boucle cybernétique entre le cerveau et les processus de pensée : le cerveau produit les expériences émotionnelles, affectives, mentales et spirituelles, mais le contenu de ces expériences impacte non seulement le fonctionnement, mais aussi la structure du cerveau.
  • Que le passé conditionne fortement notre vision du monde : nos perceptions sont façonnées par notre stock d’expériences, en amont même de nos interprétations du réel.
  • La conscience se module au gré de différents états. La pensée analytique n’est pas efficace à trouver des solutions innovantes (problem-solving), alors que certains réseaux neuronaux dédiés à l’intuition créative excellent dans ce registre.
  • Nous avons tous fait cette expérience de prises de conscience élargies à certains moments de nos vies qui nous ont permis de voir nos difficultés autrement et trouver les bonnes manières d’agir, un peu comme si une lumière s’allumait en-dedans de nous ! Le Neuro-Coaching a balisé l’accès à cette ressource et travaille à l’activer, ouvrant la possibilité de progrès réels pour dépasser nos « vieilles » difficultés.
  • La psychologie a considérablement avancé dans la compréhension de ce qui produit un soulagement et des améliorations durables. Les propositions du NeuroCoaching retiennent un nombre limité de stratégies, dont la particularité est d’avoir été validées par des méta-analyses (le degré le plus élevé de fiabilité de la recherche scientifique).

NeuroCoaching et NeuroCoaching

Le NeuroCoaching est un terme générique qui a émergé naturellement des progrès récents de la connaissance du cerveau (Brain Science). Plusieurs écoles et courants de pensées s’en réclament, certains sérieux et bien construits, d’autres plus douteux. Tout comme le terme « psychothérapie », le NeuroCoaching définit un champ de pratiques. Les propositions qui posent problème émanent de personnes n’ayant pas d’expérience en neurosciences, ni même parfois en coaching !

Celles avancées ici proviennent des travaux de l’équipe de recherche Waldman-Newberg-Manning à l’Université de Pennsylvanie et à l’Université Loyola-Marymount (Los Angeles). Elles intègrent les découvertes décisives de Panksepp en neurosciences affectives (documentées dans le livre The Archaeology of Mind: Neuroevolutionary Origins of Human Emotions), celles de Paul Ekmann sur les émotions,  les travaux de Christine Davidson et Philippe Maso en traitement des traumatismes et conduite des processus de changement, mes propres recherches en anthropologie de la santé ainsi que les masses de données probantes issues de la psychologie positive (Seligman, Fredrickson, etc.) et de la Pleine conscience (Kabat-Zinn, Siegel, etc.)